Modèle


Je suis touchée. Peu d’articles de journal arrivent à me tirer des frissons, à me rendre les yeux humides. Celui-là l’a fait.

Il s’agit d’une lettre publiée dans Le Devoir par 8 jeunes décrocheurs qui ont décidé de se prendre en main. Grâce à l’organisme La boîte à lettre, ils reprennent confiance et remplissent leur baluchon de connaissances, comme ils le disent si bien. Il faut lire ce texte pour être touché autant que je l’ai été. Il déborde d’honnêteté, de sensibilité et de candeur. On comprend le poids des étiquettes que reçoivent les enfants en difficulté dès le début du primaire. On comprend la démotivation qui s’en suit. On comprend la chute de l’estime de soi. Plus important encore, on comprend qu’il s’agit d’enfants qui désirent réussir et être aimés, aidés et accompagnés, tout simplement. On comprend l’immense influence des enseignants. On voudrait les serrer dans nos bras.

Merci, Valérie Blanchette, Marc Dêchesnes, Steve Dupont, Éric Haché, Karine Jacques, James Labrie, Jonathan Sirois et Jacques Toshan. Votre honnêteté m’a touchée. Vous êtes un modèle d’espoir pour les jeunes éprouvant des difficultés. Bon succès à vous!

Décrocheurs ou décrochés, Le Devoir du mardi 15 avril 2008.


C’est lors de mon premier stage que j’ai découvert les ouvrages de Mme Caron. M. Jacob, notre superviseur, nous en avais parlée avec tant d’intérêt que je n’ai eu d’autre choix que de m’y intéresser. J’ai donc décidé de me faire un cadeau et de m’acheter le premier volume sur la gestion de classe participative. À ce moment, le concept de gestion de classe me faisait un peu peur. Je n’avais aucune expérience avec un groupe d’enfant aussi important qu’une classe!

Ce qui m’a tout de suite plu de ce guide, c’est la grande place accordée aux enfants dans la gestion de la classe (d’où l’expression gestion de classe participative). Le contexte de cette dernière n’est plus une dictature, mais une démocratie ou les pouvoirs et les tâches sont partagés équitablement. Cela a pour effet d’impliquer davantage les enfants dans leurs apprentissages et dans la vie de la classe ainsi que d’enlever une charge de travail superflue à l’enseignant. Cette vision suppose aussi un travail d’analyse et de remise en question constant de la part de ce dernier, chose que je trouve extrêmement motivante et stimulante.

Bien que Jacqueline Caron s’adresse d’abord à des enseignants désirant innover dans leur pratique, je l’ai lue avec un grand intérêt. À chaque page que je tournais, je me disais : «C’est ça que je veux faire, c’est comme ça que je veux être!»

Bref, gestion de classe participative et différenciation pédagogique sont deux thèmes récurrents dans mes réflexions que je souhaite approfondir et mettre en pratique à chaque fois que ce sera humainement possible de le faire.