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Le poids des étiquettes avril 15, 2008

Posted by benjan in Modèle.
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Je suis touchée. Peu d’articles de journal arrivent à me tirer des frissons, à me rendre les yeux humides. Celui-là l’a fait.

Il s’agit d’une lettre publiée dans Le Devoir par 8 jeunes décrocheurs qui ont décidé de se prendre en main. Grâce à l’organisme La boîte à lettre, ils reprennent confiance et remplissent leur baluchon de connaissances, comme ils le disent si bien. Il faut lire ce texte pour être touché autant que je l’ai été. Il déborde d’honnêteté, de sensibilité et de candeur. On comprend le poids des étiquettes que reçoivent les enfants en difficulté dès le début du primaire. On comprend la démotivation qui s’en suit. On comprend la chute de l’estime de soi. Plus important encore, on comprend qu’il s’agit d’enfants qui désirent réussir et être aimés, aidés et accompagnés, tout simplement. On comprend l’immense influence des enseignants. On voudrait les serrer dans nos bras.

Merci, Valérie Blanchette, Marc Dêchesnes, Steve Dupont, Éric Haché, Karine Jacques, James Labrie, Jonathan Sirois et Jacques Toshan. Votre honnêteté m’a touchée. Vous êtes un modèle d’espoir pour les jeunes éprouvant des difficultés. Bon succès à vous!

Décrocheurs ou décrochés, Le Devoir du mardi 15 avril 2008.

Victor Hugo - Les misérables février 23, 2008

Posted by benjan in Citations, Réforme.
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« Combattons.

Combattons, mais distinguons. Le propre de la vérité, c’est de n’être jamais excessive. Quel besoin a-t-elle d’exagérer? Il y a ce qu’il faut détruire, et il y a ce qu’il faut simplement éclairer et regarder. L’examen bienveillant et grave, quelle force! N’apportons point la flamme là où la lumière suffit. » - Cosette, livre septième.

 

 

On pourrait en dire autant de la réforme. Qu’en dites-vous?

Deux défis février 18, 2008

Posted by benjan in Défi.
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La mi-session n’est même pas commencée et déjà, je pense au stage de l’an prochain! Je me rends compte qu’il y a tellement de choses que je désire savoir et consolider… Autant commencer tout de suite! Voici donc un des deux défis sur lesquels je travaillerai activement durant les prochains mois. Enfin, disons que je travaillerai davantage sur le côté théorique, puisque la pratique ne viendra que l’hiver prochain. Je vous présente donc un de mes deux défis écrits sous forme de lettre à moi-même (merci à Maria pour l’idée!).

« Ma très chère Janie, 

Te voilà maintenant à l’aube de ta cinquième session universitaire. Cela fait deux ans et demi que tu te prépares afin qu’un jour, tu puisses exercer la profession pour laquelle tu te crois destinée : l’enseignement. Tu es arrivée à Montréal avec un souvenir vaporeux de l’école primaire, plus rose que noir pour ne pas dire complètement rose! Déjà au premier stage, tu t’es rendue compte qu’on ne faisait pas seulement qu’enseigner en enseignement. Au deuxième et au troisième stage, la même réflexion t’es venue : «Il y a tellement de choses auxquelles on doit penser!» Malgré certains doutes et quelques craintes qui se sont tranquillement immiscés dans ton jolie rêve, tu t’es découvert un instinct de pédagogue. Sans le savoir, tu as posé des gestes, dit certaines choses et intervenu comme il le fallait. Tu as réalisé que tu te sentais bien dans le milieu, que tu pouvais t’y mouvoir avec autant d’aisance qu’un poisson dans l’eau. Tu aimes le contact avec les enfants, tu leur fait confiance et la plupart te le rendent bien. On te dit douce et souriante.

Au fil des mois, tes conceptions de l’enseignement, de l’apprentissage et de la gestion de classe se sont transformées. Bref, tu y as beaucoup pensé! Tu sais que l’enfant peut vraiment être au cœur de ses apprentissages. D’ailleurs, ton stage en école alternative t’en a donné la preuve. Tu crois à la différenciation des apprentissages et à la pédagogie ouverte, bien que cela demande beaucoup d’investissement autant de ta part que de celle des élèves. Tu as aussi adopté la gestion de classe participative et ce, depuis le premier stage. Il ne te reste qu’à en maîtriser tous les rouages.

À la fin de ton troisième stage, tu as constaté que tu avais besoin d’instaurer un référentiel disciplinaire afin d’assurer une saine gestion de classe, chose que tu n’avais pas faite. Un peu naïvement peut-être, tu avais repris le mode de fonctionnement de ton enseignante associée. Certes, il fonctionnait très bien avec elle, mais tu n’avais pas pris en compte que cela faisait plus de dix ans qu’elle exerçait ce beau métier et qu’elle bâtissait sa relation avec ses élèves depuis quatre mois déjà. Ne t’inquiète pas! Cela n’a pas été catastrophique, loin de là. Cependant, encore quelques semaines et tu perdais un élève, un leader négatif de surcroit. C’est pourquoi je pense que de te donner la gestion de classe comme défi serait une bonne chose. Oui, tu as déjà fait tout un travail là-dessus avec Mariette, mais il faut croire que tu devais aller sur le terrain pour constater qu’il n’était pas assez adapté à tes besoins. Prends le temps de repenser à ton référentiel disciplinaire et par le fait même, à tes valeurs.

Ton prochain stage sera avec des élèves du troisième cycle. Fais tes devoirs en conséquence! Depuis le début que tu es avec les petits, c’est normal que tes façons de faire leur soient adaptées. Toutefois, tu ne pourras demander le silence de la même façon à des élèves de sixième année qu’à ceux de maternelle. Tu sais, la gestion de classe, c’est comme la gestion d’un navire. Si le capitaine manque un tant soit peu de confiance en lui, il perdra progressivement celle de ses matelots et aura beaucoup plus de difficulté à les guider à travers la tempête. À l’opposé, un capitaine en pleine possession de ses moyens et exprimant ses limites et ses exigences de façon claire, nette et précise saura à coup sûr les guider vers le prochain port. [...] »

À suivre…

Deux défis ~ suite février 17, 2008

Posted by benjan in Défi.
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«[...] Mis à part la gestion de classe, qu’est-ce qui te préoccupe le plus par rapport à ton prochain stage? Plus tu y penses et plus tu te dis que la planification des contenus, des types d’activités, des devoirs, des périodes de récupération et des projets te demanderont beaucoup d’effort. Le fait est que ton troisième stage ne t’a pas amenée sur le chemin d’une planification aussi complète et rigoureuse. Le milieu alternatif donnait beaucoup de responsabilités aux élèves, dont celle de planifier leur horaire en tenant compte des diverses échéances. Ta planification s’est donc résumée à l’élaboration et au choix d’activités ouvertes d’apprentissage. Tu as aussi planifié quelques périodes d’enseignement collectif. Peut-être essayeras-tu d’amener avec toi une parcelle d’alternatif dans ton prochain stage. Cependant, tu seras à coup sûr en milieu traditionnel et tu n’auras d’autre choix que de planifier davantage. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un défi chez toi. Tu as su faire la preuve lors de ton deuxième stage que tu es une future enseignante organisée qui sait bien planifier. Nous irons donc du côté de la bonification. Ah oui! Dans tes futures planifications, n’oublie pas d’inclure un plan B pour palier aux imprévus, comme tu l’as appris durant ton stage au préscolaire.  

Mais qu’entends-tu par planification exactement? Bon, faisons la liste de tout ce que tu crois devoir planifier : temps accordé à chaque matière, séquences d’apprentissage, temps et méthode d’évaluation, travaux, exercices et devoirs, périodes de récupération, sorties culturelles, etc. Tu réalises maintenant que c’est un défi plutôt englobant! Tu devras accorder beaucoup d’importance à l’évaluation. Quand observeras-tu dans le but d’évaluer? Quelle compétence  cibleras-tu, quelle composante? Comment en garderas-tu des traces? Il sera aussi très important que tu maîtrises les contenus disciplinaires. Il est vrai que plusieurs savoirs essentiels sont inscrits dans le programme, mais ce n’est pas tout! Mieux tu seras informée et plus solide sera ta planification. Cela aura aussi un impact sur ta confiance et ton aisance en classe. Tu n’auras pas l’impression d’improviser et de patiner plus souvent qu’autrement! 

 Voilà. Je ne sais quoi te dire de plus par rapport à tes deux défis. Chose certaine, tu es à ta place en enseignement et si tu continues à te poser des questions et à t’auto-évaluer régulièrement, tu connaîtras une carrière longue et heureuse! Bon succès!

 Janie Lafrenière

Le 14 janvier 2008»

 Voilà! Si vous avez des conseilles en lien avec mes deux défis, n’hésitez pas à m’en faire part!

Stage 3: dialogue entre une stagiaire et sa maître-associée novembre 4, 2007

Posted by benjan in Dialogue, Stage.
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Curieux ou curieuses à propos du déroulement de mon troisième stage? Poursuivez votre lecture en cliquant sur le titre de ce billet!

Voici le message qui a tout initié:
Martine: «Janie, je voudrais savoir si ça t’intéresse qu’on fasse une rubrique: une stagiaire et sa maitre-associée se répondent. Nous pourrions écrire des commentaires sur ton stage régulièrement, je suis prête à me prêter au jeu.»
Moi: «Je trouve l’idée très intéressante! Ça rendra mon dossier professionnel encore plus dynamique. Je publie un billet et on se répondra via la section commentaires.»

À titre d’information, mon stage se déroule dans une classe de deuxième cycle à l’école alternative Atelier où se vit la pédagogie ouverte. Pour de plus amples informations sur cette dernière, lire les livres de Claude Paquette présentés dans la section lectures en cours.

Enseigner, une profession octobre 24, 2007

Posted by benjan in Professionnalisme, Réforme.
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Un article paru dans Le Devoir du 16 octobre dernier et contenant des propos assez alarmants de la ministre de l’Éducation à propos de la réforme et de la maîtrise du français par nos enfants m’a grandement interpelée. Alarmants parce que ce n’était pas un simple citoyen qui tenait ces propos, mais une personne occupant un poste de grande importance, soit celui de ministre de l’Éducation. En fait, c’est l’article tout entier qui m’a secouée. Courchesne craint la réforme au secondaire pouvait-on lire en grosses lettres. J’ai eu l’impression de lire de la désinformation plutôt que de l’information. «Tout est de la faute de la réforme!», pouvait-on en conclure.

 

C’est pourquoi je sautais pratiquement de joie ce matin en lisant l’article de Paul Inchauspé, Enseignement du français et réforme du programme d’études - De l’enseignant technicien au professionnel. C’était exactement le texte que j’aurais voulu écrire! En bref, il rappelle qu’avec la réforme, le temps accordé à l’apprentissage du français au primaire et au secondaire a été augmenté de façon importante. Il poursuit en explicant que le nouveau programme n’a jamais laissé tomber les connaissances. En réponse à la controverse autour des compétences, il écrit: «Ce sont là des savoir-faire intellectuels qui se développent par la pratique et se manifestent dans la mise en oeuvre. Il faut des connaissances, des règles et des stratégies, mais tout cela n’est véritablement acquis que si on est capable de les mettre en pratique.» Il finit son texte avec ce qui me semble le plus important, le fait que l’enseignant du XXIe siècle est un professionnel choisissant lui-même les moyens et non un technicien applicateur de procédures prédéterminées.

 

Bref, je vous suggère fortement de prendre le temps de lire ces deux articles et de vous faire votre propre opinion. J’espère qu’ils vous feront réagir autant que moi et j’ai hâte de lire vos commentaires!

Liens: Courchesne craint la réforme au secondaire et Enseignement du français et réforme du programme d’études - De l’enseignant technicien au professionnel

Jacqueline Caron octobre 18, 2007

Posted by benjan in Gestion de classe, Modèle.
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C’est lors de mon premier stage que j’ai découvert les ouvrages de Mme Caron. M. Jacob, notre superviseur, nous en avais parlée avec tant d’intérêt que je n’ai eu d’autre choix que de m’y intéresser. J’ai donc décidé de me faire un cadeau et de m’acheter le premier volume sur la gestion de classe participative. À ce moment, le concept de gestion de classe me faisait un peu peur. Je n’avais aucune expérience avec un groupe d’enfant aussi important qu’une classe!

Ce qui m’a tout de suite plu de ce guide, c’est la grande place accordée aux enfants dans la gestion de la classe (d’où l’expression gestion de classe participative). Le contexte de cette dernière n’est plus une dictature, mais une démocratie ou les pouvoirs et les tâches sont partagés équitablement. Cela a pour effet d’impliquer davantage les enfants dans leurs apprentissages et dans la vie de la classe ainsi que d’enlever une charge de travail superflue à l’enseignant. Cette vision suppose aussi un travail d’analyse et de remise en question constant de la part de ce dernier, chose que je trouve extrêmement motivante et stimulante.

Bien que Jacqueline Caron s’adresse d’abord à des enseignants désirant innover dans leur pratique, je l’ai lue avec un grand intérêt. À chaque page que je tournais, je me disais : «C’est ça que je veux faire, c’est comme ça que je veux être!»

Bref, gestion de classe participative et différenciation pédagogique sont deux thèmes récurrents dans mes réflexions que je souhaite approfondir et mettre en pratique à chaque fois que ce sera humainement possible de le faire.

 

Persévérance octobre 11, 2007

Posted by benjan in Valeur.
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Cette valeur est très importante pour moi. Je me considère comme étant une personne persévérante. Je ne recule jamais devant les difficultés et j’estime que mes futurs élèves devront en faire autant. Je sais que cela peut être pour certains un très grand défi, mais je crois que je serai capable de les guider et les soutenir. En effet, je pratique le karaté depuis maintenant trois ans et je suis donc constamment hors de ma zone de confort. J’ai eu la chance d’avoir de la facilité à l’école. Cependant, lorsqu’il s’agit d’activités sportives et non académiques, je deviens une élève en difficulté! C’est exactement ce qui se passe au karaté. Bien que ce soit un apprentissage difficile pour moi, je persévère et vise haut. J’essaie de me trouver un point positif par cours et tente (même si c’est très difficile) de ne pas porter toute mon attention sur mes difficultés. Ainsi, je crois que le karaté m’aura permis de comprendre davantage comment se sentent les élèves en difficultés.

Expérience de gestion de classe participative au premier stage octobre 10, 2007

Posted by benjan in Gestion de classe.
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C’était un vendredi matin. Je prenais la classe en charge seule pour la première fois et je devais faire faire aux enfants de première année leur dictée… Résultat au bout d’une heure: perte de contrôle quasi totale. J’écris quasi puisque j’ai réussi, en prenant je ne sais trop quel ton de voix et expression faciale, à obtenir un silence complet.

 

À se moment, je me suis assise devant le groupe en ayant aucune idée de ce que je devais faire. J’ai pris quelques grandes inspirations et me suis souvenue, comme par magie, de ce que j’avais lu dans Quand revient septembre de Jacqueline Caron.

 

J’ai donc commencé par exprimer aux enfants comment je me sentais et j’ai ensuite commencé une discussion avec eux sur ce qu’est un bon élève et une bonne enseignante. Étonnamment, c’est le «ti-cactus» du groupe qui a donné le plus d’éléments! J’ai donc bâti avec les élèves mon premier référenciel disciplinaire. J’ai réalisé à ce moment que ma gestion de classe ne pourrait être autre que participative.

 

J’y crois toujours.

 

Citations participant à la construction de mon crédo pédagogique octobre 10, 2007

Posted by benjan in Crédo.
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«Il est plus facile de “bâtir” un enfant que de “réparer” un adulte.» Auteur inconnu.

«Il n’y a pas d’enfant méchant, il n’y a que des enfants souffrants.» Mariette Gervais

«A teacher influences eternity: he never knows where his influence stops.» Thomas More, XVIe siècle.